Ayant l’habitude de travailler avec les logiciels Adobe, et trouvant vraiment peu de tutoriel uniquement sur Painter (étrangement vu le nombre de tuto en digital painting !) ou d’exemple, même de magazine sur ce logiciel, et moins en français, vraiment très très peu, l’apprentissage de Corel Painter, fut… compliqué et long !!

Même si Painter a beaucoup évolué pour s’associer aux outils d’Adobe, (ouf) cela ne fait pas tout pour comprendre la logique de cet outil.

Alors je compatis pour ceux qui cherchent des explications…

Et je me permets d’écrire un tutoriel basique, même si ma connaissance de ce logiciel n’est pas très experte… Avec quelques conseils spécialement pour les “adobiens”. A commencer par le premier, le plus gros :

Painter est dit idéal pour les artistes, ceux qui ont l’habitude des techniques traditionnelles, etc. Annoncé comme ça, on se dit “oui, super, c’est noté”… Mais en réalité cela change tout !! Si en commençant votre création, vous partez avec l’idée de travailler avec votre stylet, votre écran, (vos calques, multiples formes de pinceaux, etc) en informatique, vous perdez la majeur partie des avantages de ce logiciel ! Dites-vous plutôt que vous travailler vraiment avec une technique traditionnelle, elle est juste différente d’autres.

 

Dans cette idée, avec Painter, les calques, vous pouvez presque les oublier. Ce n’est pas qu’ils ne sont pas à utiliser, je m’en sers aussi, (de toute façon, les pinceaux dits réalistes en créent parfois d’eux-mêmes). Mais ce n’est pas forcément un avantage, on peut y perdre de la fluidité, la souplesse et la variété des mélanges. En bref pour mon propre avis, c’est moins agréable que dans Photoshop.

Assez parler, commençons !

Pour ce portrait, c’est plutôt sans calques (hors du scan du dessin que j’avais utiliser ici), et sur Painter 2018.

 

Pour débuter, je choisie les couleurs principales, et leurs variantes. J’utilise des pinceaux de bases, bien opaques et sans mélanges, souvent soies huiles.

Ensuite un pinceau doux et fin (toujours dans les huiles “classiques”) pour adoucir et mélanger.

Pour le fond et mais partout aussi afin d’accentuer l’intensité des couleurs, des ombres et lumières, j’utilise beaucoup l’huile plat massif et réaliste 2, toujours dans les huiles “classiques”. 

Pour adoucir complément le visage, j’ai utilisé le pinceau aérographe, numérique lisse.

Les grains du visages, j’ai utilisé un conté doux réaliste 2 dans les craies pastels et crayons. Dans les paramètres du pinceau, je diminue le grain, j’y mets une opacité à l’expression aléatoire, et j’augmente le mélange.

Pour le fond, j’ai utilisé dans un pinceau particule ou atmosphères (mais je ne sais plus lequel exactement… désolé undecided) en variant les paramètres des particules communes, (amplitude, chaos, direction…). 

Pour les cheveux, j’ai pris dans des pinceaux supplémentaires conçus pour les cheveux : lissage et boucles. Ils sont épatants ! En gardant quelques mèches de premier plan sur un autre calque.

J’avais décidé aussi qu’il y aurait quelques reflets de lumières différentes (bleues), donc je les ajoute. 

Et j’ai finalisé par un petit coup de pinceau qui est directement en mode fusion densité linéaire – (ajout) dans Photoshop pour surélevé les effets de lumières dans les cheveux.

Une méthode très utilisé et réussi par l’artiste Xnhan (Nguyen Thanh Nha). ^^

J’espère que cela donnera à certains quelques repères dans les multiples pinceaux de Painter.

Et aux débutants pour ce logiciel, je vous conseille de noter les pinceaux que vous utilisez !! Car le temps passé à essayer de recréer tel effet… sans y parvenir, et finir avec les 700-900 pages du manuel (certes bien expliqué encore faut-il avoir la patience de -tout- lire !), mais sans savoir où chercher ce que l’on a réussi à faire, ignorant comment ! foot-in-mouth

Pour s’apercevoir, avec Painter, la superposition des couleurs, des styles de pinceaux utilisés précédemment, voire les calques qu’ils ont créés et l’interaction des modes de fusion, ajouté à la texture du fond, plus les paramètres du pinceau utilisé sur le moment avec sa propre texture et sur quel niveau de calque… tout cela donne une variété exponentielle de résultats possibles, et tout simplement difficile à refaire (et encore plus si on n’ignore comment on a réussi la première fois).

C’est donc l’intérêt de Corel Painter, commencer à “zéro” et découvrir à chaque fois en cours de route…

Enjoy smile

Lucidaëlle

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