C’était mes débuts en peinture numérique avec Photoshop, alors j’apprenais sur le tas. Et il m’était plus facile de commencer une telle illustration sur papier.

Les reflets dans un miroir ont des angles de vues assez uniques selon les placements, et même si les règles de perspectives sont valables, il vaut mieux vérifier en situations réelles – plutôt deux fois qu’une – si ce que l’on dessine fonctionne, surtout quand l’on veut que chaque côté du miroir soit différent de son reflet wink.

Ensuite, je pose les couleurs de bases, avec quelques essais pour définir les bons éléments à garder ou pas.

L’un des avantages de la peinture numérique est bien sûr d’importer des motifs externes. Cela permet de créer des détails très précis et superbes, dans un délai rapide. Les non-pratiquants verront ce que vous faîtes d’un œil facile, mais c’est une erreur de le croire. Car même si utiliser un élément déjà créé permet de gagner du temps, cela ne signifie pas que l’intégration se construira toute seule !

Choisissez ou créer vos modèles en fichiers vectorels, ainsi vous pouvez les retravailler à votre guise dans Illustrator. Vos motifs doivent pouvoir se répéter.

C’est pareil pour le motif du tapis, sauf que j’ai adapté ma version pour passer du format rectangulaire au format rond.

Le tapis étant très grand, le placer avec une bonne perspective dans une pièce que je voulais hexagonale mais dont on ne voyait quasiment rien, fut un peu compliqué.

Pour bien intégrer un motif, après l’avoir transformé pour qu’il épouse la forme que vous voulez et lui avoir donner un léger grain pour une texture souhaitée, l’essentiel va se jouer dans les ombres.

Avec les couleurs et plis des rideaux déjà sur un calque, j’ai simplement gommé (avec un pinceau style brosse) le motif sur le calque au-dessus pour créer les ombres correspondant aux plis. (Mais vous pouvez aussi ajouter un masque au calque si vous ne voulez pas perdre le motif.)

Concernant les moulures j’ai peint avec un pinceau mélangeur dur ou doux classique.

Et j’élabore tous les détails supplémentaires qui créés l’ambiance de la pièce, lampes, tables… sauf oublier de penser à tout ce qui doit se refléter dans les miroirs (et les reflets dont je ne veux pas wink).

Je m’occupe aussi des personnages, avec les mêmes pinceaux classiques durs, doux et fins, avec parfois une légère texture, mais assez peu, car je cherchais mes bases dans ces débuts d’apprentissage.

Je joue de nouveau avec la gomme et son opacité pour les ombres des motifs.

Je finis les plus petits détails, telle la fumée, les ombres… La lumière provenant de différentes sources dans la pièce (sans compter les miroirs, même anormaux), je la crée comme des halos diffus, avec un peu de couleur pour les vitres teintées.

Cela induit des ombres de formes et portées floues, elles se mélangent les unes aux autres.

peinture chambre aux secrets

Je finalise tout à fait en améliorant encore les ombres et lumières, afin que l’ensemble soit homogène (sans avoir eu besoin d’utiliser les modes de fusion). J’y rajoute les effets de lumières circulaires accentuant le côté magique. 

Et voilà, j’espère que la découverte “interne” vous a plu… smile

Lucidaëlle

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